Glossaire
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Vent arrière : Allure dans laquelle le voilier fait route approximativement dans la direction vers laquelle souffle le vent. Contrairement à ce que peuvent penser ceux qui n'ont pas d'expérience de la voile, c'est l'une des allures les plus lentes, d'une part parce que l'angle d'attaque du vent sur les voiles est trop grand pour que l'écoulement de l'air puisse être laminaire, ce qui fait que la voile a un rendement médiocre, et d'autre part parce que le vent apparent, celui qui fait avancer le voilier, est plus faible que le vent réel (plus le voilier accélère, moins il a de vent et... plus il ralentit). En outre, les voiles d'avant sont souvent en partie déventées par celles d'arrière (sauf à mettre les voiles en ciseaux). C'est aussi une allure délicate demandant beaucoup d'attention de la part du barreur, car on risque l'empannage involontaire, ce d'autant plus qu'une variation de 10° du vent réel peut facilement entraîner une variation de 30° du vent apparent à cette allure. Toutes ces raisons font que tirer des bords de grand largue est souvent bien préférable à faire route au pur vent arrière (plus de vitesse, plus de confort, moins de risque).
Vent apparent : Le vent apparent est la combinaison du vent réel (le vent enregistré à vitesse nulle) et du vent généré par la vitesse propre du bateau, toujours dirigé vers l'arrière du voilier. Le vent apparent diffère du vent réel en direction et en vitesse : il est presque toujours plus proche de l'axe du voilier (sauf au pur vent arrière et à l'arrêt) ; il est plus fort que le vent réel aux allures comprises entre le travers et le près, il est généralement plus faible que le vent réel aux allures nettement portantes (sauf dans certains cas où la vitesse propre du voilier est très élevée). Le vent que reçoit réellement un voilier, celui qu'il subit vraiment et par rapport auquel s'oriente la girouette, est toujours le vent apparent, et non le vent dit réel, ce qui implique que le réglage des voiles doive se faire par rapport au vent apparent. Ainsi, par exemple, un voilier au travers doit ouvrir assez largement ses voiles lorsqu'il démarre et les border progressivement au fur et à mesure qu'il accélère, car le vent apparent se rapproche alors de l'axe du bateau ; de plus, lorsqu'il accélère, le vent apparent forcit avec l'accélération du voilier, ce qui fait que le voilier peut accélérer encore plus. On dit alors que le voilier crée son vent. Certains engins à voile particulièrement efficaces (certains multicoques, planches à voile) peuvent profiter de ce phénomène pour aller plus vite que le vent réel. Ainsi, les trimarans géants comme ceux de The Race atteignent fréquemment une vitesse de 35 nœuds pour un vent réel de 20 nœuds, la palme dans ce domaine étant sans doute détenue par les chars à voile, qui peuvent atteindre dans les cas les plus favorables jusqu'à cinq ou six fois la vitesse du vent réel.
Trinquette : Foc le plus près du mât le plus à l'avant d'un voilier à plusieurs mâts ou du mât unique d'un cotre, lorsque ce mât porte plusieurs focs.
Sous le vent : Dans la direction vers laquelle souffle le vent.
Serrer (le vent) : Remonter au vent le plus possible, au près.
Risée : Augmentation brusque et passagère de la puissance du vent. Une risée est en principe moins brutale mais un peu plus durable qu'une rafale ou une claque.
Refuser : Se dit du vent apparent lorsque son lit s'approche du cap du voilier. Lorsque le vent refuse, il faut généralement abattre ou border les voiles.
Marque : Désigne des balises (bouées, feux, phares, tourelles, perches, etc.) permettant d'informer le navigateur des zones dangereuses, chenaux, passes, etc. Voir Marque cardinale, Marque latérale. (2) En régate, les marques de parcours signalent la route que les concurrents doivent suivre. L'ISF et la FFV donnent la définition suivante : « Un objet tel que les instructions de course exigent d'un bateau qu'il le laisse d'un côté spécifié, et un bateau du comité de course entouré d'eau navigable à partie duquel s'étend la ligne de départ ou la ligne d'arrivée. Une ligne de mouillage et des objets qui y sont temporairement ou accidentellement attachés n'en font pas partie. »
Lofer : Manœuvrer pour rapprocher le cap du voilier du lit du vent. Pour lofer, il faut mettre la barre sous le vent ; par conséquent, un barreur assis ou placé au vent pousse sur la barre pour lofer.

















